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Audience au rectorat de Montpellier

par ADBEN LR 11 Juin 2016, 20:20

 

Compte-rendu de l'audience au rectorat 3 juin 2016

 

 

L'audience a commencé vers 17h50

 

Neuf participants à la réunion :

 

M. Stéphane Aymard, secrétaire générale de l'académie de Montpellier

Mme Nathalie Masneuf, secrétaire générale adjointe de l'académie de Montpellier, directrice des ressources humaines

M. Frédéric Blasco, IA-IPR EVS

 

Mme Elisa Colomar, professeur documentaliste, section documentation SNES Montpellier

Mme Françoise Suréda, professeur documentaliste, SNES Montpellier

M. Raymond Laborie, co-secrétaire général SNES Montpellier

Mme Christine Delbos, professeur documentaliste, Sgen-CFDT

Mme Véra Roth, professeur documentaliste, secrétaire de l'ADBEN LR

Mme Géraldine Gosselin, professeur documentaliste, présidente de l'ADBEN LR

 

L'audience s'ouvre sur l'intervention de M. Aymard qui rappelle les circonstances de cette rencontre : demande d'audience et lettre ouverte.

Mme Colomar présente la situation des professeurs documentalistes et propose d'aborder les sujets suivants : EMI, ORS, conditions de travail.

 

M. Aymard réagit à cette présentation qui a pour cadre la réforme du collège. Mme Le Recteur, le corps des inspecteurs et M. Aymard sont conscients de la place centrale des professeurs documentalistes. Toutes les évolutions de notre société tendent vers un rôle accru du professeur documentaliste. Dans un monde où l'information est de plus en plus accessible il est nécessaire de s'adosser sur la professionnalité des professeurs documentalistes.

 

1. EMI

Mme Colomar pose la question de la prise en charge de l'EMI qui n'est pas fléchée (qui, sur quel temps, quelle évaluation?). Comment construire une culture commune alors que l'EMI sera mise en place de façon différente dans chaque établissement. Nous craignons un bricolage local. Quelle est la place des compétences info-documentaires ?

 

Pour M. Aymard, il n'y a pas d’ambiguïté de son point de vue. Il n'y a pas de fléchage pour que tout le corps enseignant puisse être sensibilisé à la problématique centrale de l'EMI. L'organisation de l'EMI est à construire au sein des établissements par l'intermédiaire des corps d'inspection, du CLEMI, du plan stratégique sur l'appropriation des valeurs de la République.

 

M. Blasco: Il y a un enjeu fort autour de l'EMI. L'objectif est de former chaque élève à être citoyen, dans un monde de la complexité. Les élèves ont besoin des différentes disciplines pour appréhender cette complexité. Les professeurs documentalistes ont l'habitude de travailler avec les autres enseignants. L'EMI est une avancée et une nouveauté. Le « qui fait quoi » est une mauvaise question, c'est revenir à un positionnement disciplinaire alors que le sens de la réforme est de supprimer ces cloisonnements disciplinaires. L'EMI doit s'appuyer sur des projets, des disciplines, doit être contextualisée sur des champs disciplinaires élargis (parcours). Le référentiel de compétences doit se travailler à travers les disciplines. Le professeur documentaliste est important dans l'établissement, il peut être associé à l'équipe de direction.

 

Mme Delbos : Le problème se pose au niveau de la mise en place de la réforme localement.

M. Aymard : la réforme est compliqué à mettre en œuvre car elle est ambitieuse du point de vue des contenus et exigeante du point de vue de l'organisation. La figure du professeur documentaliste est préfiguratrice des évolutions de système éducatif et de la mission enseignante. Son rôle est de fédérer les équipes et de mettre de la transversalité dans les apprentissages ce qui peut bouleverser certains schémas organisationnels.

 

Mme Suréda : notre principal problème réside dans les moyens humains. Un seul professeur documentaliste par CDI est insuffisant pour remplir toutes nos missions. Y-a-t-il un plan de recrutement prévu ?

 

M. Aymard : nous n'avons pas de moyens budgétaires supplémentaires. Dans l'académie, M. Blasco est arrivé en renfort pour prendre en charge les professeurs documentaliste au niveau de l'inspection EVS.

 

M. Blasco explique ce qui a été entrepris depuis la rentrée 2015 : création d'un cercle d'études en documentation ce qui a permis d'accompagner la formation à la réforme. Deux journées de formation disciplinaire ont pu avoir lieu. Des postes de PFA et de chargés de mission ont été créés pour accompagner les professeurs stagiaires et les contractuels. Les collègues en poste au 11e et 10e échelons qui avaient plus de cinq ans sans inspection ont été inspectés.

M. Blasco réfléchit à une organisation pour permettre au CDI d'ouvrir quand les professeurs documentalistes sont en responsabilité pédagogique. Pour lui, la solution passe par un rapprochement vie scolaire et CDI et par la création de 3C (centre de connaissances et de culture). Cette problématique sera travaillée dans les cercles d'études documentation et CPE. Pour lui il est nécessaire d'investir tous les temps où les élèves ne sont pas en cours. Il n'y a pas de solution unique, il faut voir localement.

 

M. Aymard : Il faut voir cette question dans un plan global d'ensemble où la mise en place de dispositifs est donnée par la vie scolaire.

 

Mme Colomar: le CDI n'est pas juste un lieu d'accueil périscolaire.

 

M. Laborie : c'est une mauvaise idée de rapprocher vie scolaire et CDI, il n'y a pas assez d'AED pour cela. A propos des inspections : inspecter les 11e et 10e échelons, ce n'est pas suffisant et c'est injuste.

 

2. Les ORS

Mme Colomar : depuis septembre 2015, les professeurs documentalistes ont la possibilité de décompter leurs heures de préparation quand ils ont des séances pédagogiques. Cette prise en compte du temps de préparation des professeurs documentalistes pose des problématiques nouvelles notamment du point de vue de l'ouverture des CDI.

M. Aymard : C'est à voir au niveau des établissements.

Mme Gosselin témoigne des difficultés des collègues pour faire appliquer le décret et qu'on ne peut pas laisser les collègues négocier en local.

M. Aymard explique que la prudence s'impose quand il s'agit de commenter un décret. Il ne peut promulguer un texte académique qui contredise un texte de loi. L'application des textes s'impose donc en essayant de trouver un compromis dans chaque établissement. Il rappelle que l'inspecteur référent de l'établissement est un relais sur ces aspects.

M. Blasco dit être conscient de cette problématique et sait que selon notamment la taille des établissements les difficultés d'application sont différentes. Il sait aussi qu'avec la réforme du collège nous allons être encore plus sollicités.

Mme Suréda ne pense pas que la solution soit dans le rapprochement vie scolaire CDI. C'est extrêmement difficile de travailler avec la vie scolaire parce que nous avons des logiques différentes de la prise en charge des élèves. Nous avons besoin de plus de professeurs documentalistes pour pouvoir travailler.

Pour M. Blasco il est nécessaire d'avoir une approche philosophique commune VS-CDI.

 

Mme Delbos pose la question des décharges syndicales.

M. Aymard répond que ces décharges sont capitalisées pour créer des postes supports.

 

3. Questions autour des conditions de travail

La nécessité d'un plan de recrutement étant abordé au fil de la conversation, d'autres points sont abordés sans avoir de réponse claire :

- la revalorisation du montant de l'ISOE

- l'agrégation pour prendre en compte la dimension universitaire de notre profession est évoquée par Mme Roth.

- Mme Suréda demande une vigilance pour ne pas mettre des stagiaires sur les établissements qui ouvrent ou dans de nouveaux CDI. Elle évoque aussi les anomalies de construction ou d'ameublement des établissements qui viennent d'ouvrir.

M. Aymard répond qui est conscient des problèmes liés à la construction des établissements et qu'il a établi un cahier des charges commun pour la construction des établissements et qu'il est vigilant à y associer des praticiens. Pour lui, il également clair que la réforme va changer les lieux d'enseignement.

- Mme Colomar évoque un dernier point : certains collègues sont convoqués sur des surveillances d'examens en cette fin d'année.

M. Aymard assure qu'il sera vigilant sur ce point.

 

L'audience se termine vers 19h.

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